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TF1
TF1 2013
Création <time>6 janvier 1975</time>
Propriétaire Groupe TF1 (Bouygues)
Slogan « Partageons des ondes positives »
Format d'image 16/9, 1080i (HD) 4K Ultra haute définition pendant certaines Compétitions sportives
Langue Français
Pays France
Statut Généraliste nationale privée

(chaîne publique jusqu'en 1987)

Siège social Tour TF1, 1 quai du Point du Jour, 92100 Boulogne-Billancourt
Ancien nom Radio-PTT Vision (1935-1937)

Radiodiffusion nationale Télévision(1937-1939)
Fernsehsender Paris (1943-1944)
RDF Télévision française (1944-1949)
RTF Télévision (1949-1964)
Première chaîne de l'ORTF (1964-1975)

Chaîne sœur TF1 Séries Films, Histoire, LCI, TFX, Sérieclub, TMC, TV Breizh et Ushuaïa TV
Site web tf1.fr/tf1 [archive]
Diffusion
Aire France

 Andorre
 Belgique
 Luxembourg
 Monaco
 Suisse

Diffusion TNT, satellite, câble, IPTV et Web.
Chronologie

Télévision française 1, plus connue sous son sigle TF1, est la première et plus ancienne chaîne de télévision généraliste nationale française créée le <time>6 janvier 1975</time>pour succéder à la première chaîne de l'ORTF tout juste dissous. D'abord chaîne publique, elle est privatisée le <time>16 avril 1987</time> et fait désormais partie du groupe TF1, principalement détenu par le groupe industriel Bouygues.

TF1 est la première chaîne de France et même d'Europe en terme d'audience. Elle a cependant vu sa part d'audience divisée par plus de deux en quarante ans à cause de la multiplication des chaînes concurrentes. Depuis sa privatisation, la chaîne est la cible de nombreuses critiques tant sur le contenu de ses programmes, que sur son traitement de l'actualité ou sa supposée orientation de droite.

TF1 est diffusée sur la TNT, le satellite, le câble, la télévision IP et le Web. La chaîne est également disponible dans certains pays limitrophes.

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Sommaire Modifier

  • 1Historique de la chaîne
    • 1.1Première chaîne publique (1935-1987)
      • 1.1.1De Radio-PTT Vision à la fin de l'ORTF (1935-1974)
      • 1.1.2Télévision française 1 (1975-1986)
    • 1.2Première chaîne privée (depuis 1987)
      • 1.2.1Privatisation (1986-1987)
      • 1.2.2L'ère Patrick Le Lay / Étienne Mougeotte (1987-2007)
      • 1.2.3L'ère Nonce Paolini (2008-2016)
      • 1.2.4L'ère Gilles Pélisson (depuis 2016)
  • 2Identité visuelle
    • 2.1Habillage
    • 2.2Logos
    • 2.3Slogans
  • 3Organisation
    • 3.1Direction
    • 3.2Capital
    • 3.3Données financières
    • 3.4Sièges
  • 4Programmes
  • 5Présentateurs et animateurs
    • 5.1Animateurs actuels
    • 5.2Journalistes
  • 6Audiences
    • 6.1France
      • 6.1.1Audiences générales
      • 6.1.2Records d'audiences
    • 6.2Belgique
    • 6.3Suisse
  • 7Controverses
    • 7.1Contenu des émissions
    • 7.2Traitement de l’actualité
    • 7.3Orientation de droite
    • 7.4Philosophie d'entreprise
  • 8Diffusion
    • 8.1Hertzien
    • 8.2Câble
    • 8.3Satellite
    • 8.4Internet
    • 8.5Fenêtres publicitaires belge et suisse
  • 9Notes et références
    • 9.1Notes
    • 9.2Références
  • 10Voir aussi
    • 10.1Bibliographie
    • 10.2Archivage et accès aux sources
    • 10.3Articles connexes
    • 10.4Liens externes

Historique de la chaîne[modifier | modifier le code] Modifier

Première chaîne publique (1935-1987)[modifier | modifier le code] Modifier

De Radio-PTT Vision à la fin de l'ORTF (1935-1974)[modifier | modifier le code] Modifier

Articles détaillés : Radio-PTT Vision, Radiodiffusion nationale Télévision, Fernsehsender Paris, RDF Télévision française, RTF Télévision et Première chaîne de l'ORTF.

Après quatre ans d'expérimentations, la première émission télévisée publique française est diffusée le <time>26 avril 1935</time> sur la toute nouvelle chaîne Radio-PTT Vision1,2,3. Unique chaîne de télévision en France pendant 29 ans, la première chaîne a souvent changé de nom : elle devient Radiodiffusion nationale Télévision en 1937, Fernsehsender Paris (Paris-Télévision) sous l'Occupation en 1943, RDF Télévision française à la Libération de Paris en 1944 et RTF Télévision en 1949. Après la création d'une seconde chaîne de télévision en 1964, elle est renommée première chaîne de la RTF avant de devenir la première chaîne de l'ORTFquelques mois plus tard.

Élu en <time>mai 1974</time>, le président de la République française Valéry Giscard d'Estaing considère l'Office de radiodiffusion-télévision française comme une organisation tentaculaire et ingouvernable. Ainsi, le <time>31 décembre 1974</time>, l'ORTF est démantelé en sept sociétés par la loi no 74-696 du <time>7 août 1974</time> : trois sociétés nationales de programmes de télévision — Télévision française 1 (TF1), Antenne 2 (A2) et France Régions 3(FR3) —, une société nationale de programmes de radio — Radio France — et trois établissements publics — Télédiffusion de France (TDF), Société française de production (SFP) et Institut national de l'audiovisuel(INA) — voient le jour3,4,5.

Télévision française 1 (1975-1986)[modifier | modifier le code] Modifier

La société nationale de programmes Télévision française 1 (TF1) est créée le <time>1er janvier 1975</time>6. Le sociologue Jean Cazeneuve, ancien président du comité des programmes de l'ORTF, est nommé président de la nouvelle première chaîne7. Il prend le journaliste Claude Villedieu comme directeur de cabinet et fait appel à l'ancien directeur général de la troisième chaîne couleur de l'ORTF, Jean-Louis Guillaud, pour occuper les mêmes fonctions et construire la grille des programmes. Ce dernier amène avec lui l'essentiel de son ancienne équipe, dont Éliane Victor, Christian Bernadac qui créé la nouvelle rédaction de la première chaîne, et Christophe Izard qui prend la direction de l'unité jeunesse[réf. nécessaire]. C'est Jean-Louis Guillaud qui donne son nom à la chaîne8 en se rappelant de la dénomination utilisée par l'Union européenne de radio-télévision(UER)[réf. nécessaire].

TF1 débute sa diffusion le <time>6 janvier 1975</time>6 à 10 h 30. La speakerine Denise Fabre annonce la naissance de la chaîne à 12 h 30 et Danièle Gilbert présente la nouvelle émission de la mi-journée intitulée Midi Première9. Le soir-même dans son émission Première, Georges de Caunes présente aux téléspectateurs la nouvelle grille des programmes et les visages de la chaîne qui se veut populaire et familiale10,11,12. La chaîne ne diffuse alors que 60 heures de programmes par semaine13. TF1 se lance dans une course à l'audience avec ses deux concurrentes car ses revenus dépendent de la publicité et de la redevance audiovisuelle, toutes deux en partie liées à ses résultats3.

À partir du <time>1er septembre 1975</time>, TF1 diffuse ses émissions de l'après-midi en couleur dans toute la France en utilisant le réseau de diffusion de France Régions 3 (FR3). L'accord entre les deux sociétés nationales de programmes prévoit en contrepartie que la première chaîne fasse travailler les centres régionaux de production de FR3. Le <time>20 décembre 1975</time>, Jean-Claude Bourret annonce en ouverture du journal télévisé TF1 Actualités le passage de la chaîne à la couleur en région parisienne grâce à la duplication du signal sur un nouveau quatrième réseau UHF à 625 lignes. Huit ans après la deuxième chaîne de l'ORTF (devenue Antenne 2), TF1 passe enfin à la couleur et fête l'événement en tirant un feu d'artifice à 20 h du sommet de la Tour Eiffel. Le choix technique de la duplication a été jugé bien moins coûteux que la conversion par un conseil interministériel et permet de maintenir un signal en noir et blanc à 819 lignes jusqu'à la disparition des récepteurs les plus anciens fixée à 198314,15. Les régions passent progressivement à la couleur jusqu'à l'extinction du dernier émetteur en noir et blanc à 819 lignes installé au sommet de la Tour Eiffel le <time>19 juillet 1983</time>3,16,17. En 1978, Jean-Louis Guillaud succède à Jean Cazeneuve au poste de PDG de TF118.

Avec l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand en <time>mai 1981</time>, le gouvernement de gauche décide de nommer de nouveaux présidents à la tête des sociétés nationales de programmes de télévision. Jacques Boutetdevient le nouveau PDG de TF1 le <time>23 juillet 1981</time>19. La programmation prend alors un tournant plus culturel : de nouvelles têtes proches de la gauche apparaissent à l'écran comme Christine Ockrent, Michel Polac et Frédéric Mitterrand, tandis que d'autres jugées proches de la droite sont écartées comme Danièle Gilbert et Jean-Pierre Elkabbach20. Mais ce changement d'orientation est boudé par le public populaire et familial de la chaîne, ce qui entraîne une brusque chute de l'audience et sa rétrogradation à la seconde place derrière Antenne 2[réf. nécessaire].

La loi no 82-652 du <time>29 juillet 1982</time> abolit le monopole d'État de la programmation — la communication audiovisuelle est désormais considérée comme libre — et crée la Haute Autorité de la communication audiovisuelle(HACA) qui est chargée de réguler le secteur de l'audiovisuel21,22. En <time>septembre 1982</time>, Jacques Boutet est remplacé par Michel May à la présidence de TF123 qui est alors dans un mauvais état financier. Mais ce dernier ne parvient pas à redresser les comptes et finit par démissionner en <time>juin 1983</time>. Le <time>14 juillet</time>, Hervé Bourges est nommé PDG de TF124 avec l'intention d'en refaire « une grande chaîne populaire ». Il met à l'antenne des présentateurs vedettes tels que Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Stéphane Collaro et même Bernard Tapie pour le divertissement, et Claude Sérillon, Bruno Masure et Yves Mourousi pour l'information. Les choix et la méthode d'Hervé Bourges ne font pas l'unanimité — la culture a laissé la place à des programmes jugés plus racoleurs —, mais l'audience de TF1 se redresse, gagnant 4 millions de téléspectateurs en un an25,26.

Première chaîne privée (depuis 1987)[modifier | modifier le code] Modifier

Article connexe : Groupe TF1.

Privatisation (1986-1987)[modifier | modifier le code] Modifier

De 1984 à 1986, le paysage audiovisuel français évolue fortement avec le lancement de trois nouvelles chaînes de télévision privées : Canal+ (Havas), La Cinq (Fininvest) et TV6 (Publicis/Gaumont/NRJ). En <time>mars 1986</time>, le tout nouveau gouvernement Jacques Chirac décide de privatiser l'une des trois chaînes publiques. Le <time>14 mai</time>, le ministre de la Communication, François Léotard, annonce à l'Assemblée nationale que le choix s'est posé sur la chaîne TF1 alors qu'au départ il était plutôt question de FR3. La première chaîne apparaît plus apte à faire face à la concurrence mais est aussi considérée comme plus à gauche par la majorité de droite27,28. Le lendemain, le Premier ministre Jacques Chirac justifie son choix devant l'Assemblée nationale29. Le prix est fixé à 4,5 milliards de francs, dont 3 milliards à la charge de l'actionnaire principal30. Une loi est votée le <time>30 septembre</time> pour permettre de vendre 50 % du capital de la chaîne à un groupe privé tandis que les 50 % restant seront proposés aux salariés et au public31.

Plusieurs entreprises se montrent intéressés par TF1 : le groupe italien Fininvest de Silvio Berlusconi, le groupe de BTP Bouygues de Francis Bouygues, le groupe de presse Hachette de Jean-Luc Lagardère, les groupes de presse respectifs de Robert Hersant, Daniel Filipacchi et Robert Maxwell, ainsi que l'homme d'affaires Bernard Tapie31. Robert Hersant et Silvio Berlusconi s'étant vus attribuer La Cinq, Filipacchi ayant abandonné, il ne reste plus en <time>avril 1987</time> que deux candidats à la reprise : d'un côté, un consortium mené par le groupe Bouygues rejoint notamment par Robert Maxwell et Bernard Tapie, de l'autre le groupe Hachette qui se retrouve seul depuis le départ de son partenaire Havas mais reste le favori du gouvernement. Hachette tente de s'associer avec la BNP mais Bouygues dénonce un conflit d'intérêts car c'est cette banque qui lui a fait l'audit de TF1 pour lui donner un prix d'achat. La BNP doit se retirer pour ne pas risquer l'annulation de toute la procédure de privatisation. Les auditions des deux groupes repreneurs par la CNCL sont diffusées en direct sur TF1 et chacun d'eux expose aux membres de la commission son projet où il est beaucoup question du « mieux-disant culturel » prôné par le ministre de la Communication François Léotard31,32,33,34,35.

Le <time>6 avril 1987</time>, la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL) choisit à la surprise générale le consortium mené par le groupe Bouygues — composé des groupes de Robert Maxwell et de Bernard Tapie, des Éditions mondiales, du magazine Le Point, de la GMF et de plusieurs banques. Le <time>16 avril</time>, Francis Bouygues remet un chèque de 3 milliards de francs au ministre des finances Édouard Balladur21,31,36,37,38. Le nouveau groupe TF1 obtient une concession de dix ans pour la diffusion de sa chaîne sur le premier réseau national hertzien36,39 et se dote d'une régie publicitaire intitulée TF1 Publicité. Il entre en bourse le <time>24 juillet 1987</time> au cours de 165 francs l'action40. La chaîne TF1 n'est alors financée plus que par la publicité télévisée36.

L'ère Patrick Le Lay / Étienne Mougeotte (1987-2007)[modifier | modifier le code] Modifier

À la suite du rachat de la chaîne, Francis Bouygues en devient le président-directeur général et Patrick Le Lay le vice-président. Mais les salariés de la chaîne subissent ce changement de statut de leur employeur avec suspicion : nombre de journalistes usent de leur clause de conscience pour la quitter, et la plupart des animateurs-vedettes de TF1 tels que Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Stéphane Collaro et Philippe Bouvardpartent sur La Cinq à la rentrée 1987. En 1988, Francis Bouygues confie la présidence du groupe à Patrick Le Lay tandis que la direction des programmes est confiée au vice-président Étienne Mougeotte, qui avait pourtant travaillé sur le rachat de TF1 pour le concurrent Hachette34. Le <time>2 février 1990</time>, TF1 dévoile son nouveau logo bleu-blanc-rouge, encore utilisé aujourd'hui41.

Au cours des années 1980 et 1990, de nouveaux programmes de divertissement sont mis à l'antenne tels que Club Dorothée de Dorothée, Sacrée Soirée de Jean-Pierre Foucault, Ciel, mon mardi ! de Christophe Dechavanne et Ushuaïa de Nicolas Hulot, tous devenus cultes. Outre les jeux télévisés comme Le Juste PrixLa Roue de la fortune et Une famille en or, la chaîne fait également la part belle aux reality show (télévérité) comme Perdu de vue et Témoin numéro 1 animé par Jacques Pradel et Sans aucun doute de Julien Courbet. Enfin, elle lance de nombreux programmes de fiction : NavarroJulie LescautLes Cordier, juge et flicUne famille formidable et Hélène et les Garçons accompagneront les téléspectateurs pendant des années. L'information est quant à elle incarnée par de nouveaux visages : Patrick Poivre d'Arvor, Jean-Pierre Pernaut et Claire Chazal25,42. TF1 redevient la première chaîne de France en termes d'audience avec plus de 40 % de part de marché[réf. nécessaire].

En <time>juillet 1996</time>, le CSA renouvelle la concession de diffusion TF1 pour une durée de cinq ans43. Toutefois, les programmes de la chaîne ne respectant pas vraiment l'esprit du « mieux disant culturel » annoncé lors de la privatisation, l'association « Changez la Une » et le syndicat national des journalistes (SNJ) déposent en vain un recours devant le Conseil d'État contre l'absence d'appel à candidatures lors du renouvellement de la concession44,45. Par la suite, la concession est renouvelée à chaque fois automatiquement sans provoquer de remous46.

De la fin des années 1990 au début des années 2000, TF1 lance de nouveaux jeux télévisés (Le BigdilQui veut gagner des millions ?Attention à la marche !) et des programmes d'information (Sept à huit). La chaîne se met également à la téléréalité avec Star Academy et Koh-Lanta. Elle continue aussi à diffuser des fictions de qualité comme la mini-sérieLe Comte de Monte-Cristo réalisée par Josée Dayan47. Cependant, les audiences de la première chaîne baissent année après année48.

Le <time>31 mars 2005</time>, la Télévision numérique terrestre (TNT) est lancée en France. Les Français reçoivent désormais 14 chaînes au lieu de sept précédemment49. Comme les autres chaînes historiques, TF1 subit de plein fouet l'éparpillement des téléspectateurs et voit son audience chuter de plus de 7 points en seulement 5 ans. En 2008, elle passe sous la barre des 30 % de part de marché pour la première fois de son histoire. Cela a évidement des répercussions sur le chiffre d'affaires qui plonge et la chaîne se voit obligée de lancer son premier avertissement sur ses résultats en 200948,50.

L'ère Nonce Paolini (2008-2016)[modifier | modifier le code] Modifier

Le <time>31 juillet 2008</time>, Nonce Paolini succède à Patrick Le Lay au poste de président directeur général du groupe TF151. Il remet en cause toute la philosophie d'entreprise en mettant fin à la politique de surenchère de la chaîne. Il se débarrasse de tous les gros salaires en coulisses tels que Takis Candilis, Charles Villeneuve, Robert Namias ou Jean-Claude Dassier et se sépare des animateurs vedettes à l'antenne. Le départ le plus emblématique est celui de Patrick Poivre d'Arvor, brutalement débarqué de la présentation du journal de 20 heures après 21 ans de service52,53.

Nonce Paolini réduit également les investissements sur les programmes, cherchant plutôt la rentabilité. Le coût de grille est passé de 1 milliard d’euros pour TF1 seule en 2007 à 956 millions pour les quatre chaînes gratuites du groupe en 201554. TF1 renouvelle quand même une bonne partie de sa grille avec le lancement de nouvelles émissions dans la téléréalité (Secret Story), les concours (The Voice : La Plus Belle VoixDanse avec les starsMasterChef), les jeux télévisés (Les Douze Coups de midi) et la fiction (ProfilageFalco). Mais la chaîne se repose surtout sur les séries américaines moins chères que des productions originales. TF1 perd la culture de l'événement et se différencie de moins en moins de ses concurrentes de la TNT. Ainsi son audience continue de baisser et passe pour la première fois sous la barre des 25 % en 201052,53,55.

Si TF1 a perdu de sa superbe sous la direction de Nonce Paolini, elle reste la première chaîne européenne et se trouve désormais au centre d'un groupe puissant qui rassemble plusieurs chaînes et a su mettre en place une stratégie de diversification56.

L'ère Paolini reste marquée par une reduction des effectifs (dont de nombreux présentateurs vedette) et des dépenses, mettant fin à ce qui a été considéré comme l'âge d'or des années 1990-200057.

L'ère Gilles Pélisson (depuis 2016)[modifier | modifier le code] Modifier

Le <time>19 février 2016</time>, Gilles Pélisson devient le nouveau président directeur général du groupe TF158.

Le <time>6 septembre 2017</time>, TF1 débute la commercialisation spécifique de ses espaces publicitaires en Belgique via la régie publicitaire Transfer. C'est le second décrochage publicitaire de la chaîne après celui existant en Suisse depuis plusieurs années. Les deux grands groupes de télévision belges francophones RTL Group et RTBF craignent de voir leur chiffre d'affaires baisser de façon significative59,60.

Identité visuelle[modifier | modifier le code] Modifier

Habillage[modifier | modifier le code] Modifier

Le premier logo de TF1 de 1975 à 1984, l'habillage d'antenne ainsi que les génériques d'émissions sont l'œuvre de Catherine Chaillet qui avait auparavant habillé la troisième chaîne de l'ORTF dont l'indicatif d'ouverture d'antenne rappelle fortement celui de TF1 de 1975 à 197661. Pour célébrer son passage à la couleur en 1976, TF1 se dote de nouveaux indicatifs d'ouverture62 et de fermeture plus colorés créés par l'agence californienne Robert Abel and Associates (en) et dont la musique très rythmée est composée par Vladimir Cosma[réf. insuffisante]Les Tifins, petits animaux créés par Catherine Chaillet et qui avaient la forme des trois lettres du logo TF1, font leur apparition en <time>janvier 1977</time> comme interlude diffusé avant le journal télévisé TF1 Actualités ou les émissions jeunesse jusqu'en <time>décembre 1981</time>63,64.

L'identité visuelle de TF1 est modifiée en <time>janvier 1985</time> afin de moderniser l'image de la chaîne qui s'essouffle face à la concurrence. Il s'agit de montrer le nouveau visage de la Une. Tout en gardant la typographie créée par Catherine Chaillet, le nouveau logo perd ses couleurs au profit de lamelles bleues en 3D destinées à lui donner de la profondeur. L'idée est que TF1 prenne appui sur ses fondations établies en 1975 tout en s'inscrivant dans son époque avec une touche de modernité. L'ouverture d'antenne de la chaîne change également le <time>1er janvier 1986</time>. Réalisée par David Niles, elle est composée d'animations faisant la part belle à des figures géométriques en 3D mettant en avant ce que propose la chaîne : du cinéma, du divertissement, du sport, de l'information et de la culture, le tout sur une musique synthétique accompagnant cette idée d'un TF1 souhaitant reprendre son statut de numéro 165. C'est Bruno Masure qui présente en exclusivité ce nouveau générique à la fin du journal de 20h du <time>31 décembre 1985</time>66. Le <time>6 janvier 1987</time>, une dernière modification est apportée au logo historique de TF1 en plaçant celui-ci devant un triangle jaune67 afin de dynamiser encore l'antenne et valoriser ainsi la chaîne avant sa privatisation.

Le <time>6 avril 1987</time>, à la suite de la privatisation, l'habillage d'antenne est pris en charge par TF1 Publicité Production. Le <time>1er juillet 1989</time>, la chaîne adopte un nouvel habillage d'antenne de transition dans lequel son logo historique cède la place à une simple mention de TF1 en police Futura Light. Le <time>2 février 1990</time>, TF1 dévoile son nouveau logo bleu-blanc-rouge, encore utilisé aujourd'hui41 et créé par l'agence britannique Lambie-Nairn (en).

Le <time>31 décembre 1999</time>, TF1 met à l'antenne un nouvel habillage confié à l'agence View68. Il s'agit d'un habillage à onglet dans lequel le logo apparaît. Les jingles pubs mettent en scène les trois lettres P.U.B avec en bruitage des voix féminines et Noël 2003 et 2004 avec en bruitage des voix enfants. Les jingles de transition mettent en scène des flèches. Au départ, ces jingles avaient un fond noir. Durant les étés 2001 et 2002, ces derniers sont dotés d'un fond de couleur variable (bleu, orange, rose...). À partir de mi-2003, ils passent à un fond blanc.

Le <time>10 juillet 2006</time>, TF1 dévoile un nouvel habillage réalisé par l'agence américaine Aerodrome Pictures et adapté par l'agence française Naked. Les bandes annoncent sont basées sur un mur de projecteurs, des jeux de lumières et des mouvements de caméra. Les jingles pub conservent le même concept que précédemment avec des saynètes axées autour des 3 lettres P.U.B69. À partir du <time>17 novembre 2008</time>, la chaîne incruste son logo en blanc transparent sur tous ses programmes pour lutter contre le piratage70. Le <time>19 avril 2010</time>, la chaîne fait évoluer en douceur son habillage, notamment sur la profondeur de champ, pour pouvoir le conserver quelques années supplémentaires71.

Le <time>28 septembre 2013</time>, la chaîne met à l'antenne un nouvel habillage réalisé par l'agence Naked. Les bande-annonces fonctionnent sur un système d'animation de lamelles avec une nouvelle typographie (Avant Garde) utilisée en plusieurs graisses. De nouveaux jingles pub ont été développés dans la même ligne que les précédents. Le logo de la chaîne est également modifié avec l'ajout d'un fondu entre le bleu et le rouge72,73.

Logos Modifier

Ancien logo du <time>5 janvier 1987</time> au <time> </time>

5 janvier 1990 20 H .

  • Ancien logo du <time>6 janvier 1975</time> au <time>2 septembre 1984</time>.
  • Ancien logo du <time>3 septembre 1984</time> au <time>4 janvier 1987</time>. 
  • Ancien logo du <time>5 janvier 1987</time> au <time>2 février 1990</time> avant le journal de 20 heures. 
  • Ancien logo du <time>2 février 1990</time> après le journal de 20 heures au <time>10 juillet 2006</time>. 
  • Ancien logo du <time>10 juillet 2006</time> au <time>28 septembre 2013</time>. 
  • Logo actuel depuis le <time>28 septembre 2013</time>.

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Autres logos de la chaîne TF1

Slogans[modifier | modifier le code] Modifier

  • 1981 : « TF1, la puissance de l'information, les moyens de la réflexion »
  • 1984 : « TF1, pour être à la Une »74
  • 1985 : « Bleu émotion, rouge passion, la Une a des couleurs »
  • 1986 : « Vous aimez la Une, la Une vous aime ! »75
  • 1986 : « Prenez des couleurs sur la Une ! »
  • 1987 : « Pour mieux vous informer et vous distraire, il n'y en a qu'une, c'est la Une ! » / Version courte : « Il n'y en a qu'une ! C'est la Une »76,77
  • 1987 : « La rentrée sur TF1 c'est tout un programme »
  • 1989-1990 : « TF1, c'est tout un programme »78
  • 1990 : « TF1 et mon cœur fait boum ! »76,79
  • 1992 : « La vie bat son plein sur TF1 »80
  • 1997 : « Ça va mieux, vous êtes sur TF1 »76
  • 2007 : « On a tous TF1 en commun »81
  • 2009 : « On se retrouve sur TF1 »82
  • 2011 : « On se retrouve tous sur TF1 »83
  • 2014 : « TF1, partageons des ondes positives »84

Organisation[modifier | modifier le code] Modifier

Direction[modifier | modifier le code] Modifier

De sa création le <time>1er janvier 1975</time> à sa privatisation le <time>6 avril 1987</time>, TF1 est dirigée par un président-directeur général (PDG). Depuis que la chaîne est privée, elle est dirigée par le PDG du groupe TF1, parfois assisté d'un vice-président ou d'un directeur général. Jusqu'aux années 2010, les différentes directions (programmes, information, sports...) concernaient seulement la chaîne TF1, mais à la suite de l'extension du groupe TF1, leur périmètre a été étendue à toutes les chaînes du groupe (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI).

Présidents-directeurs généraux

  • Jean Cazeneuve : <time>1er janvier 1975</time> - 19777 ;
  • Jean-Louis Guillaud : 1978 - <time>23 juillet 1981</time>18 ;
  • Jacques Boutet : <time>23 juillet 1981</time> - <time>31 août 1982</time>85 ;
  • Michel May : <time>31 août 1982</time> - <time>19 juillet 1983</time>23 ;
  • Hervé Bourges : <time>19 juillet 1983</time> - <time>6 avril 1987</time>86 ;
  • PDG du Groupe TF1 depuis le <time>6 avril 1987</time>.

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Autres dirigeants de la chaîne TF1

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